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 Ya tout un monde dans ma tête !

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Lia Hézandia
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MessageSujet: Ya tout un monde dans ma tête !   Mar 30 Aoû - 12:48

Bon, je précise que ces textes ont près de 4 ans... soyez indulgeants.

Bon courage ^^'


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Equilibre, Equilibre, Equilibre… Un mot qui régit de tout temps les esprits de notre monde, mais si compliqué à obtenir. Quelle civilisation d’ici ou d’ailleurs n’a jamais rêvé tutoyer cette perfection ? Toutes sont passées par là, malgré la tyrannie des égoïstes en sous-nombre mais tellement attentif à garder leur place de privilégiés…

Les Races, avant le premier conseil…

Avant la première ère, plusieurs races régnaient sur la planète d’Epthawers, les plus puissants, les Alinumes étaient crains par toute autre créature. Egalement appelés communément Démons, avides de sensations et respirant le chaos, ils n’étaient pas tous à considérer le mal comme un maitre. Les plus sages, bien que nerveux et irritables, défendaient des notions de dialogues et égalité. Mais peu d’entre eux parvenaient à contrôler leur gourmandise de chairs et de sang de façon suffisante, les autres races les considéraient comme des monstres, des bêtes cruelles assoiffées de sang tandis que pour la plupart de la race, ils ne faisaient que se nourrir. Ils peuvent ressembler à beaucoup de choses, parfois à des humains normaux, des yeux de chats de faucons, des dents acérées, les canines seules, des ailes à plumes à membranes, ou pour les moins disciplinés une apparence de créature irrégulière. Ils peuvent être de toutes tailles mais approchent plutôt la taille humaine. Ils sont régis par une famille antique, l’héritier étant toujours une héritière, étant moins impulsive et plus réfléchie que les mâles. Sous cette héritière les grandes familles jouent les conseillers, ils ont une armée qui ne trouve souvent pas d’ennemis à la hauteur. Les plus vieux démons peuvent vivre plusieurs milliers d’années, mais ils ne tiennent en général pas autant de temps, les mutineries, les bagarres et les guerres internes étant omniprésentes et première cause de mortalité au sein de ce peuple. Ils ne sont pas doués en calculs gestions ou même juste rancœur, le plus souvent instinctif et immédiat, il n’y a aucun moyen de dettes ou de crédit… Tout comme le pardon est une notion très compliquée, les avertissements et l’intimidation étant suffisent à leur yeux comme une juridiction suffisante, si cela ne l’est pas, une mort froide et simple ou avec une petite torture en supplément sert de punition. Economiquement parlant les notions sont les mêmes, pas de prêts, ils ont une monnaie de chair et de bon temps, le marché, toujours en nature, a souvent lieux tard le soir ou tôt le matin après la chasse. Vous les trouverez dans les grandes grottes aménagées, ou d’immenses maisons, vivant tous autour d’une grande famille dite « sage », la plus grande communauté, celle de la reine se trouverai dans la ville souterraine de Nirne, une cathédrale semi-enterrée.

Juste sous eux, une armée de parfaits soldats, les Belingos des créatures à la peau plus résistante que le métal, vivant exclusivement sous terre, ils se nourrissent de minéraux, les plus goûtus étant les plus durs et solides, ils ont une affection toute particulière pour les roches composites non friables, les plus chères étant les roches volcaniques les plus jeunes. Mesurant entre 2m et 3m50 une fois redressés, ils ne se tiennent cependant que courbés voire à quatre pattes, cette posture étant plus pratique quand à leurs déplacements. En effet, ne se déplaçant que sous terre à la façon des taupes, leurs longues griffes et leur forme leur sont de précieux outils. Ils sont disciplinés et orgueilleux, mais également violent et ronchons. On ne peut pas dire qu’ils soient de bons camarades de jeux, peu sensible à l’humour ou aux émotions pour la plupart. Les plus diplomates (bien que ça ne soit pas dans leur sang certains le sont) riront aux plaisanteries ou userons de mots développés pour plaire mais avec toujours beaucoup de maladresse. Ils ne sont pas particulièrement agressifs, mais il est très déconseillé de leur parler de travers ou se montrer hautain. Entre aux, ils répondent à la hiérarchie de combat, partant à leur naissance de simple soldat, beaucoup en meurent d’ailleurs, puis gravissant les échelons grâce à leur valeur au combat, leur obéissance étant quasi infaillible. Ils sont hermaphrodites, le taux de naissance très haut. Les moins combatifs étant tout de même inclus dans la hiérarchie en temps que mineur, ravitailleur ou d’autres nécessaires. Il n’y a donc pas d’économie à proprement parler, tous étant réglés sur le profil standard des rations et de leurs fonctions. Quand à leur notion de justice, tout fuyard, mutin ou traitre, sera condamné, en fonction de sa faute à mourir, réintégrer l’armée en cas de regret, ou être mis en première ligne, griffes arrachées. Ils cherchent souvent des ennuis aux démons démesurément gourmands et grossiers et ne s’intéressent pas particulièrement aux autres peuples sauf si on leur demande de l’aide. En ce cas, ils ne se font pas priés, ravis de pouvoir montrer leur dernière technique de combat, demandant cependant une petite contribution pour payer les messagers Falictars. Ils sont en plusieurs divisions, aillant souvent recours aux services des messagers pour la communication, mais le regroupement du Général étant dans les montagnes blanches.

Petits et aux yeux rond, les Clays Sont de puissants magiciens. Issus d’uns société très hiérarchisée et qui se veut unitaire, ils n’aiment pas côtoyer les autres civilisations qu’ils estiment barbares et peu raffinées. Ils sont terriblement timide surtout quand on les trouve mignons. Il est vrai que malgré leur forme de peluche et leur puissance, ils n’aiment pas être au devant de la scène. Ne se nourrissant pour la plupart du temps que d’eau et de végétaux, la viande n’étant là que pour combler leurs besoins physiques. Ils sont pourtant réputés pour leurs fêtes, bien que très fermées et secrètes, les écrits de la grandes bibliothèque, rédigés par les Clays, sont formels dessus, ils sont l’exemple même de la civilisation équilibrée mais tellement fermée qu’elle en perd son sens. Ils ne sont pas plus hauts que 1m et leur tête est très ronde. La hiérarchie des Clays est définie par la longueur des oreilles. En effet, sa majesté la reine Kleilon de 96cm a des oreilles mesurant près de 1m60 cependant personne n’a jamais eut l’honneur de les lui mesurer avec certitude. Ils aiment cependant rendre service, car dans ses moments là on ne leur demande pas d’être naturel ou d’être au premier plan, et cela ne déplait pas aux autres races. Leur justice est souvent basée sur le pardon bien qu’ils n’aient pas souvent à y avoir recours, chacun étant très accrochés à la bienséance. Ils ne s’intéressent pas à la richesse, mais ils tiennent très pointilleusement leurs comptes afin de ne jamais être en tors ou être surpris. Ils paient en or, en pièces sonnantes et trébuchante, il n’y a pas de banque car pas utiles, ni de coffres car pas de visiteurs ou de voleurs parmi eux. Ils vivent en peu de communauté, n’aimant pas se diviser. L’une d’entre elle étant dans la plaine de Mong, une autre dans la forêt d’Amynathi, la dernière sur l’ile de Krynh.

Une race souvent confondues avec les humains et les démons sont les Dulfings En effet, beaucoup pensent que cette race est née du croisement entre un seigneur Alinume et d’une de ses esclaves Humaine. D’autres pensent qu’il s’agit d’une création humaine qui aurait renié ses créateurs. Beaucoup d’hypothèses plus ou moins valables circulent mais aucune n’a été établie. Il est cependant indéniable que la race des Dulfings présentent des ressemblances avec l’être Humain : physiquement, ils leurs sont identique hors mis un petit détail propre à chaque clan, souvent une couleur introuvable chez les humains sur la peau, les cheveux, les ongles, les yeux etc … autant dire qu’ils pourraient passer pour des humains déjantés. Mais intérieurement tout est différent. Les organes sont organisés différemment. Ils n’ont nuls besoin de manger, mais boivent beaucoup, de l’eau, de l’alcool, des sirops, rien ne diffère, s’ils devaient jouer à « qui boit le plus » contre un humain, ils le battraient à plate couture. Hiérarchiquement, les Dulfings ne sont pas penchés roi reine et grands seigneurs, ils vouent allégeance à ceux qu’ils pensent digne et les allégeances sont souvent à double sens. Une autre forme d’amitié et d’aide très développée, une personne qui voue allégeance à un clan engage également tout son clan, l’esprit familial et de fidélité étant très poussé. Toute trahison à une promesse ou une allégeance entrainera un jugement fait par le clan trahis et le clan du traitre, le traitre se trouvant souvent tout seul face à deux clans d’accords sur un jugement impartial quel que soit le lien de sang. La peine peut aller des simples excuses avec un renouvellement de l’allégeance à la mort. Ils ne sont pas près de leurs richesses, leur système économique ressemblant là encore à celui des humains, mais ne sont pas préteurs, ne faisant confiance qu’à peu de monde, ils sont peu expressifs mais se laisse souvent envahir d’émotions. Les clans se mêlent souvent aux villes humaines.

Spectres, Fantômes, ombres, autant de qualificatifs pour le physique des Eaters, bonnes consciences, bonne étoile, petit doigts, intuition, autant de qualificatif pour leur activité sur le monde. Ils sont les yeux et les oreilles du monde, mais ils préfèrent rester invisible, les gens les voyant paniquant à leur vue. Et ce n’est pas étonnant : tous hauts de 1m80, vêtus d’une grande toge noire déchirée, flottant au dessus du sol, parlant en murmures et le visage invisible sous leur grand chapeau voilé, pour la plupart des humains, ils ressemblent à la mort ou un de ses envoyés. Ils ne craignent presque rien, ne se nourrissant pas, intangibles et insensibles, seules les émotions les atteignent. Ils meurent souvent d’ennuis et du coup passent leur temps à murmurer des conseils aux oreilles des personnes. Certains plus plaisantins que d’autres poussent les gens à des actions stupides mais se ravisent souvent ou ont des regrets, par conséquence, peu d’entre eux s’autorisent de tels humours, préférant plaisanter entre eux quand ils ont l’occasion de se croiser. En effet, ils ne se croisent presque jamais, on ne sait pas combien il en a, ils peuvent être une poignée ou un par humain, on se demande même si eux se voient quand ils sont invisibles à nos yeux. Ils n’y a pas de hiérarchie, pas de justice, leur vision de leur peuple tant très individualiste, une unité et vie de peuple n’étant pas intéressant, eux même n’étant pas poussés dans l’excès. Ils aiment se voir, se croiser, mais au-delà d’une demi-heure cela est déjà trop.

Grands et Cornus. Voila une description assez approximative et universelle des Falictars En effet les plus petits ne mesurent pas moins de 2m50, enfants ils naissent à 1m80 sans cornes. Leurs cornes sont très variables, en spirales, droites, arquées, lisses etc… Mais elles sont très importantes pour eux, brisez leur une corne par accident ou sans raison valable, et tout le peuple vous en voudra. Elles sont la dignité de leur porteur, en duel elles sont le trophée arraché du vaincu par le vainqueur. Ce sont elles qui détermine la place dans la société, plus le Falictar a de corne, plus il est haut gradé. Heureusement qu’ils n’ont pas les même notions esthétique que les humains ni le même mode de vie d’ailleurs. Ils sont messagers pour la plupart, passionnés par les légendes et les rumeurs mais très pointilleux dans leur travail. S’il leur est demandé de porter un message, ils se plieront en quatre pour que ça soit fait, en temps et en heure, toutes conditions incluses. Ils se nourrissent de toutes choses, viande, végétaux, minéraux etc … Cuis, mais étrangement cela fait grimacer les humains aussi omnivore. Ils sont tous regroupés dans le pays de Pyron.
Enfin les Humains, en bas de la chaine alimentaire, juste au dessus des animaux, sont plus faible de friable que le sable. Ils sont cependant considérés comme dangereux, les humains connaissant la faiblesse de leur corps peuvent développer toutes sortes de ressorts et de machines. Ils sont également très faibles en matière de moral, ils prennent peur à la moindre occasion la restituant sous forme d’agressivité. Ils furent longtemps réduits à l’esclavage notamment par les Démons. Leur histoire, bien que riche et tourmentée, a cependant perdu beaucoup d’écrits lors du premier conseil. Ces écrits, conservés à la grande bibliothèque, n’ont pas été relus depuis ce temps, les humains ne se souvenant même plus de leur existence.

Les Dieux et leurs croyants.

La nouvelle génération des peuples nient de plus en plus les croyances et les traditions de leurs aïeuls. Pourtant, Epthawers est bel et bien régie par des puissances. Une hiérarchie très particulière a été mise en place même au sein des entités supérieures. Le Dieux suprême, bien qu’étant une seule entité, peut-être à plusieurs endroits à la fois sous forme d’avatars. Mais il ne se montre que de plus en plus rarement, s’occupant de l’outre monde plutôt que du monde vivant. Ce monde vivant à été laissé à la charge de deux dieux majeurs, Rozarion, dieux du bien et Ilésia, déesse du mal. Mais ces qualifications sont inexactes. Chacun a à sa disposition ses Valankyr, également nommés à tords « dieux mineurs », des combattants astraux destinés à les aider dans leur tache. Enfin, le clergé et leurs croyants respectifs se divisent en plusieurs courants. Le Dieux suprême est surtout vénéré par les humains, ses différents avatars étant nommés soit « anges » soit « saints » ou tant d’autres noms nuancés, les humains se divisent en de multiples monastères, presque propres à chaque avatars, Rozarion est plus modérément vénéré, quelques Alinumes instruits ou des minorités des autres peuples se hasardent à le suivre, beaucoup par ignorances et d’autres par choix. Quand à Ilésia, beaucoup des Alinumes de bas étages lui vouent un culte dévoué ainsi qu’étrangement les Clays, instruits et incrédule ainsi que quelques érudits ou rats de bibliothèques chez chaque peuple. Car même si les deux dieux majeurs doivent assurer l’équilibre du monde, Rozarion se doit de limiter le Bien dans sa tâche et Ilésia doit détruire tout excès du mal. Ces taches étant mal définies dans les cultures des peuples, cela explique des différences de croyance entre les érudits et instruits et les simple croyants de chaque civilisation.

Le Dieu Suprême est peu connu, quoi que défendant les notions d’égalité, de Fraternité et d’Amour. Les textes parlent plus des deux dieux majeurs, communs à six livres sur sept. Rozarion, selon les écrits, aurait la forme d’un jeune homme d’une vingtaine d’année, cheveux longs blonds tirés en catogan, yeux clairs, faisant miroiter des galaxies des plus désirables. Il se pare souvent d’un sourire enjôleur et délicat, attirant mais fourbe dans l’âme. Il est calme et posé, sournois au possible, essayant d’abord de tenter les personnes à rejoindre le mal plutôt que choisir à les éliminer. Il apprécie grandement ses fidèles, les utilisant pour harceler ses cibles sous plusieurs formes. Son clergé lui reconnait beaucoup de qualités, il est, tout comme sa camarade, très à cheval sur l’équilibre et la complémentarité et ne fait pas passer ses désirs personnels au-delà de ses obligations. Bien qu’il estime son travail peu gratifiant, disposant de moins de fidèles que sa consœur, il n’est pourtant ni rancunier ni envieux. Bien qu’on puisse le croire, il n’est pas mauvais en lui-même, il choisit toujours la solution la plus délicate pour le résultat escompté. Il représente la liberté et l’amusement, mais également le pécher et la tentation. Il a neuf Valankyrs blancs sous ses ordres : Cleryn, Ajemna, Fleet, Kaja, Dumna, Beijin, Leana, Leany et Vahety.
Ilésia, quand à elle, est souvent représentée par une jeune femme du même âge, de longs cheveux d’ébènes lisses et des yeux verts. Elle ne sourit presque jamais, toujours très tourmentée et usée, elle est souvent énervée mais ne fait rien de déplacé. Son emprisonnement lui valut un changement notoire, désormais elle ne se balade plus que grâce à son avatar sur terre, le corps d’une fillette agonisante, identique hors mis l’âge. Ses pouvoirs, bien qu’aussi puissant, sont désormais divisés en deux, entre son corps d’adoption et son corps réel. Elle est malgré tout très sensible et se rappelle souvent pourquoi elle a prêté serment pour l’équilibre d’Epthawers. Elle tient beaucoup à son travail, mais n’a plus qu’un Valankyr, elle se charge de tout elle-même, aidée par son clergé le plus fidèle. Ses neuf Valankyrs noirs se nommaient : Lukin, Makke, Bluur, Decan, Prytan, Haïkin, Enma, Guyto et Fronn. Mais la rébellion changea tout. Extrait des Valankyrades.
« C’était un soir en 160 avant notre aire, le mois de Makke était à son summum et le froid tenaillait les peaux. Peu de personnes se hasardaient à sortir, même les prédateurs ne trouvaient pas la faim suffisante pour combattre le blizzard de la chasse. La déesse noire pouvait bien se reposer, le mal et le bien s’emblaient endormis eux aussi. Mais le doute rodait, semblant désirer frapper à tout moment.
- Vous ne semblez pas bien oh reine noire ?
- Tout va bien Guyto, mais ce calme ne m’inspire pas confiance, le froid qui a tout envahit est plus assassin que tous ceux que j’ai « remis sur le chemin »
- Allons ne vous en souciez point, les beaux jours reviendrons et vos fidèles ressortirons de leurs maisons.
- Je ne parle point de croyants ou de prière, grogna-t-elle, je parle du froid qui c’est instaurer ces derniers temps entre moi et mes Valankyrs… Que se passe-t-il Guyto ?
Le Valankyr hésita
- … Je ne sais pas mademoiselle, peut-être est-ce le temps peu clément aussi ?
- Peut-être… répondit-elle de manière peu convaincue mais terrassée par la fatigue de l’ennuie, puisse tes paroles être vraies.
- Reposez vous mademoiselle, les bons jours reviendrons…
Guyto déposa le repas tiède sur la table basse et sortit des appartements. Mais ce qu’avait dit la déesse le tourmentait, oui, lui aussi avait noté le changement, mais quand il avait demandé des explications, on lui avait rit au nez un peu plus tôt dans la journée. Qu’est ce qui pouvait bien se tramer ? Il se décida à repartir vers ses collègues au mess, décidé à obtenir des explications. Il les trouva, parlant à voix basse autour de la table puis ils se turent, le regardant. Ils savaient de quel coté il était, hors de question de partager leur plan.
- De quoi est-il question Bluur ?
- De quoi parles-tu ? On disait juste s’ennuyer.
- Allons, rétorqua Enma la seule femme à table, on peut peut-être se tromper ?
- Se tromper sur quoi ? Grogna Makke, il est aussi corrompu que…
- Corrompu ? interrogea Guyto.
- Tu compte rester là à servir cette fausse déesse alors que nous faisons exactement le même travail qu’elle ?
- Certes mais c’est elle qui reçoit les ordres et…
- Pour le moment ! S’enflamma Lukin qui c’était tut jusqu’à présent, le plus charismatique des Valankyrs noirs instaura le silence, si elle n’est plus, son altesse se devra de nommer un nouveau Dieu majeur !
Guyto fronça les sourcils, ainsi donc ils comptaient renverser la reine noire… Certes elle ronchonnait facilement, mais son travail était inconcevable pour un Valankyr. Il tourna les talons pour retourner aux appartements d’Ilésia. Il leur lança par-dessus son épaule, la voix calme, claire et trainante pour être comprit.
- Je suis le plus ancien des Valankyrs, même tous ensembles vous ne pourriez renverser la reine noire et son premier Valankyr.
Sur ce, il partit pour monter la garde au cas où son avertissement n’était pas assez clair.
Mais dans grande salle la discussion continuait. Le plan était déjà rodé, et même si la menace de Guyto avait troublé les esprits, Lukin avait réussi à garder ses troupes.
- Souvenez vous que si tout est bien suivit, ils ne pourront rien, Guyto a beau être supérieur, la reine noire également, s’ils ne peuvent nous atteindre nous serons vainqueurs…
Tous hochèrent la tête et trinquèrent pour sceller leur action. Ils se dispersèrent alors, descendant sur terre aux points stratégiques. Enma fut envoyée aux confins de l’Amynathi, Fronn en Mong et Makke en Krynh, afin de trouver les trois plus grands regroupements de fidèles Clays Lukin et les autres s’occupèrent des regroupements d’Alinumes et des minorités. La vue des Valankyrs emplirent les cœurs de douceurs et ils se mirent à prier Ilésia, en même temps. Dans sa tête, la reine noire entendait les voix se multiplier et hurler de plus en plus. Elle se leva en se tenant la tête, cette écoute n’était pas désagréable, mais tant de prières à la fois étaient troublantes. C’est alors que toutes les voix se changèrent peu à peu en cris de douleur, un mal de tête grandit en elle alors que le mal gagnait de plus en plus de terrain. Les Valankyrs s’en donnaient à cœur joie, ils torturaient les fidèles à la chaine et les encourageaient à faire de même pour sauver leur peau. La tentation et la peur montait à grande échelle, alerté par les cris de douleur, Guyto était entré en trombe afin de soutenir la déesse qui défaillait. La colère et la douleur emplissait la reine qui finit par disparaitre dans un bruit sourd pour se rentre sur terre espérant que le froid lui rendrait son esprit. Mais rien n’y fit… Les cris et le mal ne cessait d’empirer. Ilésia fut emportée à Amynathi et quand sa colère explosa, les corps tombèrent un à un, des bons des mauvais, elle ne savait pas s’il l’était devenus par choix ou par obligation. Elle partit ensuite à Mong, puis à Nirne etc… Elle fit ainsi le tour des endroits visités par ses Valankyrs, purgeant ceux qui torturaient et ceux qui étaient torturés, ne laissant à chaque fois que des champs de cadavres… Mais les Valankyrs observaient non loin, ravis du déroulement de leur plan. Quand enfin dans un grondement sourd, Ilésia disparut, rappelée par le suprême.
- Nous avons réussi ? S’enquit Decan, survolté par le massacre…
- Semble-t-il, répondit Haikin d’une voix gênée.
- Mais maintenant si Guyto devait tout dire ? Qu’adviendrait-il de nous ? demanda Prytan inquiet
- N’ai crainte, le rassura Enma, il ne dira rien, il doit être effondré pour le moment, et s’il dit quoi que ça soit, certes on pouvait rien faire contre elle et lui, mais lui seul ne posera pas trop de problème…
- Certes… Fit Lukin d’une voix pensive, mais je n’ai pas envie de prendre de risques…
Sur ce, il retourna à l’endroit où la reine avait disparut mais nulle trace du premier Valankyr, peut-être l’avait-elle désintégré lui aussi ? Une voix résonna cependant, les guidant vers une grotte, la grotte du Sliburn, un endroit réputé dangereux pour les mortels, une porte scellée s’ouvrit et le corps nu de leur déesse, enveloppé de bandages leur fut révélé. Elle était enchainée et semblait dormir.
Cette vue les firent frissonner, avaient-il réussis ? Le sourire satisfait de la reine noir les faisaient douter. La voix reprit, désignant non pas Lukin mais Haikin comme successeur sans plus de cérémonie au grand dépit des autres et grognements de Lukin. Tous espéraient avoir leurs droits sur le poste. Haikin, quand à lui, non content de sa nouvelle position s’étonnait et pestait après la faiblesse de ses pouvoirs, s’étant attendu à obtenir plus de puissance avec cette promotion… Mais rien n’y fit, la voix les ramena au temple et resta muette. Ainsi se termina le règne d’Ilésia tel que nous l’avions connu. » Mais personne ne vénéra Haikin, le culte d’Ilésia gardant son nom et sa déesse, aucune parole ou ordre ne parvint au nouveau dieu. Ils n’eurent pas de travail, confinés dans leurs appartements à ressasser leur colère et leur jalousie. Mais l’équilibre était cependant préservé, sans ce dieu factice. Le chapitre suivant, se rapporte au premier conseil.

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